Exil


Cette série a été réalisée dans les rues de Dubaï en 2015, en marge du projet « Dubaï Metro », pendant mes déplacements et mes courtes pauses.
J’ai choisi de présenter la ville sous un autres axe, loin des clichés proposés trop souvent un peu partout, parce que Dubaï n’est pas qu’une ville luxueuse aux gratte-ciels improbables. C’est avant tout la capitale d’un émirat où vivent et travaillent – parfois contraints et forcés – des hommes et des femmes venus des quatre coins du monde.

Asiatique, européenne ou américaine, la main d’œuvre étrangère constitue 80% de la population dubaïote. Cette population déracinée semble subir la ville, son identité, ses excès, son égocentrisme et ses paradoxes. Mais surtout, elle semble souffrir d’une profonde solitude et du même sentiment d’abandon observé dans toutes les grandes mégapoles.

Présenter la solitude urbaine de la ville la plus emblématique des Émirats Arabes Unis, c’est prendre l’exact contrepied d’une cité bouillonnante qui ne dort jamais.